
Dans le fond, je ne pas suis pas un modèle en termes de lâcher-prise, et quand j’y parviens, c’est le résultat d’une lente évolution vers plus de sagesse. Souvent, quand je vis de petites contrariétés de la vie quotidienne, comme on en rencontre à longueur de journée, j’ai soit tendance à ruminer, soit à m’inventer des histoires ou à transformer un peu la réalité pour ne pas être trop contrariée. Or ruminer n’a jamais aidé car ce mécanisme empêche tout décalage ou prise en compte de nouveaux aspects d’une situation.
Parfois, dans le cas de certaines petites contrariétés, il y a en effet une part de ma responsabilité sur laquelle il m’est possible d’intervenir, et là je me sens mieux car je reprends la main. Mais le lâcher-prise est nécessaire quand on perd la main complètement. Premier exemple récent (un peu dégeu mais important) : 1er janvier, je débouche une toilette, première action au lever, et je nettoie du vomi ; le 2 janvier, j’ai une gastro ; le 3 janvier, c’est mon chat qui fait pipi dans la salle de bains. Idée qui me traverse : ceci m’annonce-t-il que je vais passer tout 2025 dans les saletés ou que maintenant que c’est fait, 2025 sera toutes roses et violettes ? Prise de recul : aucun des deux, selon moi, j’avoue que j’ai plutôt tendance à en rire et à ne plus y penser, c’est passé, nettoyé. Second exemple récent : la météo ! Alors s’il y a bien un truc sur lequel on n’a pas de prise, c’est la météo. Et pourtant, quand je pars en vacances, je suis sur l’app météo des semaines avant, météo des neiges ou du soleil, et je me tracasse super fort, ayant envie que mes vacances soient comme je les ai imaginées. Puis quand j’y suis et que la météo, elle, n’y est pas, je fais contre mauvaise fortune bon cœur et en général on se crée des bons souvenirs parce que contraints de s’adapter. Nous avons ainsi marché 16 km en Norvège (et pas les 8 annoncés) sous la pluie et horriblement mal équipés pour en garder un des meilleurs souvenirs de notre voyage. Le lâcher-prise préalable aurait été la meilleure des choses, plutôt que se tracasser la nuit précédente en entendant la pluie tomber. Conclusion de cette anecdote, « il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais équipements » et maintenant, nous sommes tous équipés !
Pourquoi alors semble-t-il plus simple de reproduire des mécanismes inutiles tels que se tracasser pour la météo ou ruminer un truc pas chouette de la vie quotidienne qui nous est arrivé, alors que nous allons finir par nous adapter mais après être passés par cet inconfort de l’anticipation ? Et bien parce que notre cerveau préfère continuer à faire la même chose. Le changement, c’est risqué, même pour des petits trucs comme ça, alors il nous emmène sans cesse dans les mêmes fonctionnements si on ne lui dit pas STOP à un moment donné. Alors là, ça peut vraiment devenir inconfortable mais c’est pour un mieux ensuite. C’est ce que nous faisons chez Bliss, dans nos programmes de coaching et dans toutes nos interventions. Nous secouons certaines habitudes, nous mettons le doigt sur ces petites choses qui, mises bout à bout, nous contraignent, nous prônons le lâcher-prise de toutes ces petites habitudes que nous ne contrôlons pas et nous tentons d’y mettre autre chose à la place.
J’ai nettoyé de la crasse les 3 premiers jours de l’année ? On en a bien ri ici à la maison.
Elliott est à Walibi sous la pluie ? Il est content de sa nouvelle veste (qui n’était pas arrivée à temps pour Noël, ça aussi ça a nécessité un lâcher-prise et de l’adaptation).
C’est par ces petits pas que nous pouvons réaliser de grandes choses. Alors si ça vous tente, suivez-nous ou contactez-nous pour travailler avec nous et nous déconstruirons ensemble ces petits mécanismes empêcheurs de tourner en rond.
Blisskiss
Jess